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Suivre la voie du guerrier; Part II

Depuis ce jour, Arek s'entraina sans relâche à la maitrise de ses nouvelles armes de prédiléctions, sans négliger les enseignements que sont père lui inculquait.

A sa quinzième année, il fut repéré par Haverdsan, un guerrier à la charge de recruter de nouveaux soldats pour l'armée Ascalonienne. Impressionné par les aptitudes du jeune homme au maniement de l'épée, il s'empressa de lui faire passer un test, sous accord de son père, qui jugerait, et jaugerait ses capacités martiales.
Et le résultat fut sans appel, et sans précédant. A quinze ans, il savait aussi bien manier l'épée que la plupart de ses ainés à la garde d'Ascalon.
Mais son trop jeune age ne lui permit pas rejoindre les rangs militaires directement. Il fut donc prit en charge par Petit Thom qui l'entraina sans ménagement durant deux années.

C'est donc à l'âge de dix-sept ans que le jeune Arek fut incorporé dans l'armée Ascalonienne, en tant que bretteur, au regret, aussi mince soit il, de son père qui aurait préféré le voir rôdeur.
Mission après mission, Arek se renforçait, s'affirmait, devenait le meilleur parmi les meilleurs. Il commençait à ne plus rien prendre au sérieux, s'échappant parfois de son unité pour accomplir certaines missions seul. Il faisait fi des réprimandes et des sanctions, aussi bien de ses supérieurs que de ses parents qui ne le reconnaissaient plus.
Sa mère ne se priva d'ailleurs pas de lui geler les jambes quelques fois pour le punir.

Mais qu'importe, sa force lui montait à la tête, et depuis longtemps le souvenir de son sauveur était endormis au fond de sa mémoire.

Un jour, il fut envoyé en mission avec son unité de l'autre coté du rempart nord, sur le territoire Charr. Pour Arek, cela représentait bien plus un nouveau défi qu'une menace importante. Et à nouveau, il se sépara de ses compagnons pour faire cavalier seul.

Telle furent ses actes.
Il se perdit sur les terres du Nord, en ce territoire hostile pour les hommes. Il y erra près de deux jours, ne mangeant que des racines, et sans dormir.
Puis, à l'aube de son troisième jour d'errance, il découvrit une scène de bataille des plus sanglante. Plus un seul corps n'était entier. Impossible de dire quelle jambe était l'image de l'autre et quel bras pouvait bien se raccrocher à tel corps. Et les visages... tous montraient une expression d'horreur, de douleur atroce, de violence...
Ses jambes se dérobèrent sous son corps devant ce spectacle. Que s'était il passé pour ces hommes... et quels hommes... il reconnut le reste de son unité malgré les lacérations et mutilations. Que s'était il passé, quelle force avait bien pu leur faire une telle chose? Etait ce là la puissance et la cruauté des charrs?

Comme il y a cinq ans, des larmes lui échappèrent. Comme il y a cinq ans... tout semblait se reproduire... car au loin, la silhouette d'un groupe de monstre se dessinait, se rapprochait.

C'est alors que ce souvenir lui revint. Son dieu, son sauveur.
La honte prit le pas sur la tristesse. Qu'était il devenu? Un personnage froid, narcissique, égoïste, inhumain...
Soudain, une chaleur bien connue embrasa son corps. Et des mots confus résonnèrent dans sa tête.
«Tu feras un guerrier fantastique.»
Plus de honte, plus de peine, juste un courage et une férocité grandissante. Il lui fallait trouver son repentir. Et les charrs en approche représentaient une part de son Salut.
Il défeurra sa lame qui s'enflamma comme jamais, et saisit son bouclier dont les dragons semblèrent s'animer, dans toute leur ferocité.

Il se rua alors sur le groupe de charrs qui fut prit de court. Et une première gueule vola, d'un coup de lame. Une frénésie incommensurable s'empara du jeune guerrier qui ne prit plus la peine de contrôler ses mouvements. Et il tua, tua, et tua encore les monstres qui eurent le malheur de se trouver sur le chemin de sa lame.
Bien sur il reçut des coups, des morsures et des boules de feu. Mais rien ne semblait pouvoir arrêter sa rage, sa fureur. Plus il se battait, plus il semblait instoppable... jusqu'au dernier charr tombé.

Tomber. Il tomba avec se dernière victime. Il tomba dénué de force, vidé d'énergie. Il resta dans le sang de bête, une heure, deux peut être, sans bouger, à contempler le ciel sans nuage, jusqu'à ce qu'un oiseau passe non loin de son visage.
Un signe? En tout cas, il se releva, le corps endolorit, et contempla son carnage.
Sans un mot, il alla vers les restes de ses compagnons.
Pour eux aussi, il allait creuser des tombes. Il creusa alors quatre trous où il y déposa les casques ramassés auparavant, ne pouvant pas s'occuper des corps mit en pièce.
Il planta finalement les épées personnalisées devant chaque trou en tant que stèle, pria pour ses compagnons tombés, et sortit au plus vite de ce bois maudit.

Une fois retourné à Ascalon, il fit son rapport à Tydus. Contre toute attente, celui ci ne le blâma pas. Il se contenta d'une tape sur l'épaule avant de lui accorder deux jours de repos pour se remettre de son aventure...

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